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L’Afrique ne pourra pas résoudre le déficit énergétique d’ici 2030

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L’Afrique aura des difficultés à atteindre l’autonomie énergétique à l’horizon 2030 du fait des problèmes actuels de gouvernance. C’est ce qu’ont laissé entendre des experts lors d’une conférence organisée par l’Agence française pour le développement (AFD) en mars dernier à Paris.

Intitulée « L’Afrique a–t-elle les capacités d’assurer son autonomie énergétique ? », la conférence se voulait un cadre de réflexion sur les défis liés au développement des énergies renouvelles et à la transition énergétique sur le continent.
D’après les experts, la consommation en énergie primaire des populations africaines ne représente que 3,2% de la production mondiale alors que le continent produit environ 19% du pétrole mondial et de l’uranium.

Inégalité

En dehors de la faible consommation, les chercheurs ont également noté une inégalité dans la couverture des besoins énergétiques en fonction des régions du continent. Tandis qu’en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest le taux de couverture énergétique peine à atteindre 20%, il est estimé à plus de 80% dans le Maghreb et en Afrique du Sud.

La disparité est aussi remarquable au niveau sous-régional avec un taux de couverture énergétique estimé à 70% au Ghana contre 46% au Togo ou encore moins de 20% au Niger et au Burkina Faso.

Cette faible consommation a des impacts directs sur le développement des pays selon l’économiste togolais Kako Nubukpo. Le chercheur explique, en effet, que l’énergie occupe une place importante non seulement dans l’économie mais également dans le processus démocratique des pays africains.

Gouvernance

Pour Christian de Gromard, spécialiste de l’énergie à l’AFD, la gouvernance énergétique actuelle dans les pays africains est la principale cause de ce déficit. Aussi préconise-t-il la mise en place de nouveaux modèles de gouvernance basés sur l’intégration des énergies renouvelables et l’usage des énergies hybrides.

Tout en notant que ces sources d’énergies alternatives nécessitent d’importants investissements sur le long terme, l’expert indique qu’elles sont les seules à permettre aux pays africains d’atteindre l’autonomie énergétique à l’horizon 2030.

« Le solaire est l’énergie la moins chère, mais il nécessite un investissement avec un amortissement sur 20 ans, pour acquérir des équipements de qualité », note Christian de Gromard.

Toutefois, nuance-t-il, le terme autonomie énergétique ne sous-tend pas d’être autosuffisant, « mais de maîtriser son énergie et de gérer la demande.»

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