Accueil Gouvernance Les ODD augmentent les besoins de financement du développement en Afrique

Les ODD augmentent les besoins de financement du développement en Afrique

5 min de lecture

Les besoins de financement du développement des pays africains devraient accroitre « de façon conséquente » dans les années à venir selon une étude sur le développement économique en Afrique effectuée par des chercheurs de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED).

Selon cette étude conduite par l’économiste Junior Roy Davis du département Afrique de la CNUCED, cet accroissement est imputable aux financements supplémentaires qu’engendrera la mise en œuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD). Les besoins annuels de financement supplémentaire du développement sont, en effet, estimés entre 614 et 638 milliards de dollars US.

Dans les détails, Roy Davis et son équipe précisent que les investissements annuelsnécessaires pour garantir l’accès universel aux services énergétiques d’ici 2030 est de 25 milliards de dollars US tandis que ceux estimés pour l’adaptation aux changements climatiques ainsi qu’aux infrastructures routières s’élèvent respectivement à 18 et 93 milliards de dollars. Pour ce qui est des infrastructures de bases, la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation elles couteront annuellement environ 210 milliards de dollars aux Etats africains.

Opter pour d’autres sources de financements

Autre constat relevé par cette étude : la hausse de la dette extérieure des pays africains dont la « majeure partie provient des Aides Publiques au Développement (APD) ».
« Entre 2011-2013, le stock de la dette extérieure des pays africains s’est établi en moyenne à 443 milliards de dollars contre 303 milliards entre 2006-2009 » souligne Roy Davis.
Aussi propose-t-il l’option « dès maintenant » d’une diversification des sources de financement du développement. Entres autres pistes de financement proposées par le chercheur, la promotion des envois de fond et l’épargne de la diaspora ainsi que la réduction des flux financiers illicites. La première, de plus en plus importante ces dernières années, constitue « une contribution appréciable au PIB et une importante source de devises pour les Etats africains» selon l’étude.

« En 2014 par exemple, les envoie de fonds de la diaspora à destination des pays africains ont été estimés à 63,8 milliards de dollars ce qui est supérieur aussi bien à l’APD qu’à l’investissement direct étranger au cours de la même année » précise l’étude. Et de proposer que les Etats africains encouragent la promotion des filières formelles d’envoie de fonds à travers la réduction des coûts de transfert.

Pour ce qui est des pertes annuelles dues aux flux illicites, elles sont estimées à près de 60 milliards de dollars. La réduction de ces flux devrait permettre aux pays africains de financer une partie de leur développement en vue d’atteindre les ODD pour lesquels ils se sont engagés en 2015.
De huit (08) objectifs pour le développement et vingt-et-un (21) cibles en 2000, les pays africains sont passés aux ODD qui comportent dix-sept objectifs et 169 cibles.

Charger plus d'articles liés
Charger plus par scienceactu
  • Bonne nouvelle pour les chercheurs togolais !

    Le Togo peut désormais compter sur les Etats membre de l’Organisation de la coopération Is…
Charger plus dans Gouvernance

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *