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Alerte, l’« épidémie » d’obésité fait des dégâts…

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Taxer les boissons et aliments sucrés pour réduire l’obésité en Afrique. Voilà l’une des mesures urgentes proposées par l’OMS en réponse à l’annonce d’une hausse des cas d’obésité en Afrique.

En effet, une étude de l’OMS publiée en mars 2022 indique que 20% des adultes ainsi que 10% des enfants seront obèses dans les dix pays africains à plus forte charge de morbidité d’ici décembre 2023.


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Dans ces pays, l’obésité est devenu un problème de santé publique et touche plus les populations en zone urbaine. Au Bénin, au Niger et au Mali par exemple, on estime qu’un tiers des populations en milieu urbain aurait un problème de surpoids.

A en croire les auteurs de l’étude, les mauvaises habitudes alimentaires, le sédentarisme, le manque d’activités physiques, les nouveaux modes de transports induits par l’urbanisation croissante expliquent, entre autres, cette hausse des cas d’obésité

La situation est plus préoccupante dans le cas de l’obésité infantile en Afrique. En 2019, le contient concentrait 24% des enfants de moins de 5ans en surpoids dans le monde. Ces données risquent de s’envoler d’ici 2023 puisque l’étude de l’OMS note que la prévalence de l’obésité infantile en Afrique devrait passer de 5 à 16,5%.

Risque de mort subite

Même si elle n’est pas encore considérée comme une cause directe de mortalité, l’obésité augmente les risques de diabète, de troubles musculaires, de développer certains types de cancer ou encore de maladies cardiovasculaires.


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Au Togo par exemple, une récente étude a révélé que 64,9% des personnes reçues en consultation pour des maladies cardiovasculaires étaient en surpoids et 61,8% d’entre elles avaient un antécédent d’obésité familiale.

Dans le pays, l’obésité a été identifiée comme un problème de santé publique, mais le déficit de données actualisées sur la proportion de population concernée complique la mise en place de mesures préventives adéquates.

Les données les plus récentes datent de 2012 et renseignent que 6,2% de la population (dont une majorité de femmes) est obèse.

Mesures fortes

Tchin Darre a pour sa part identifié l’obésité comme facteur de risque de mort subite au Togo. Dans une étude publiée en 2021, le chercheur au Laboratoire d’Anatomie et Cythologie Pathologiques à l’Université de Lomé note que 59,4% des personnes victimes de mort subite au Togo présentent une forme d’obésité, plus particulièrement l’obésité abdominale.


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Selon l’OMS, la mise en place de politiques fortes dans les secteurs clés comme la santé, l’agriculture ou encore l’environnement permettrait de soutenir des modes de vies plus saines et réduire ainsi les risque d’obésité.

En cela, l’organisation recommande aux pays le recours aux mesures rigides envers la commercialisation des aliments malsains ainsi que l’installation de matériels sportifs dans les centres urbains, lieux de loisirs et terrains de jeu des écoles afin d’encourager les exercices physiques.

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