OpenAI DevDay 2026 : Sol, Agents API et Dots, trois façons de déléguer
Sol traite les demandes, l’Agents API organise le travail dans une application et les Dots prennent en charge des projets. Leurs coûts et leurs permissions ne se confondent pas.
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Sol, l’Agents API et les Dots ne sont pas trois noms pour un même assistant. Au DevDay 2026, OpenAI a présenté un modèle moins coûteux, une infrastructure qui organise le travail des agents dans les applications et des agents auxquels les utilisateurs peuvent confier des projets. La différence est concrète : choisir un modèle ne revient pas à lui donner les outils, les accès et les permissions nécessaires pour agir.[1][3]
GPT-6.1 Sol : le modèle qui traite la demande
Le DevDay est le rendez-vous d’OpenAI consacré à ses outils pour développeurs. L’édition du 29 septembre 2026 a notamment mis en avant GPT-6.1 Sol, que l’entreprise décrit comme proche d’Astra pour la programmation complexe, l’utilisation de logiciels et le travail professionnel. Sol désigne ici le modèle : il reçoit du contenu et produit une réponse, avec la possibilité d’appeler des outils lorsqu’il est utilisé par l’interface appropriée.[5][1][2]
L’intérêt annoncé est d’obtenir ces capacités à un prix standard par jeton équivalant à un cinquième de celui d’Astra. Les jetons sont les unités de texte comptées par le modèle. Un tarif inférieur ne signifie toutefois pas que chaque tâche coûtera cinq fois moins : la quantité de texte traitée et les outils employés entrent aussi dans la facture. OpenAI recommande de comparer Sol et Astra sur ses propres tâches pour juger le compromis entre qualité et coût.[1][2]
Ces prix concernent l’API, une interface permettant à un logiciel d’utiliser le service, et non l’abonnement ChatGPT. Au tarif standard, un million de jetons de texte coûte 2 dollars en entrée et 10 dollars en sortie. L’entrée déjà en cache, réutilisée plutôt que traitée au tarif ordinaire, coûte 0,10 dollar par million de jetons ; l’écriture dans ce cache coûte 2,50 dollars. Certains outils et certaines requêtes entraînent des frais supplémentaires.[2]
Il faut aussi distinguer Sol d’Ultrafast, le palier de vitesse payant. Le récapitulatif annonce ce palier pour Astra, puis prochainement pour Sol. Cette mention « à venir » porte sur l’option de vitesse, pas sur le modèle Sol lui-même, que la documentation indique comment sélectionner.[1][2]
Agents API : organiser les étapes et garder le fil du travail
L’Agents API s’adresse aux développeurs qui veulent intégrer des agents à leur application. Elle donne accès au système logiciel de Codex qui organise leur travail. OpenAI gère les sessions, coordonne les étapes, résume le contexte quand il faut en réduire la taille et assure la reprise. L’application fournit les outils et choisit où le travail s’exécute. Dans l’exemple hébergé du schéma, elle lance une session et reçoit les événements et les résultats ; OpenAI gère le système Codex et l’environnement isolé où l’agent exécute ses commandes.[3]

La documentation propose par exemple de comparer des notes de version avec plusieurs sous-agents, puis de réunir leurs observations dans une réponse. Elle présente aussi un outil d’enquête sur les bugs signalés sur GitHub, chargé de les reproduire et de partager ses résultats. Pour accomplir ce type de travail, l’agent peut exécuter du code et modifier des fichiers dans un environnement isolé. Sa session conserve son état : une nouvelle demande peut poursuivre le travail sans reconstruire toute la conversation.[3]
Cette infrastructure, annoncée en bêta publique, ne se facture pas comme le seul modèle : aux coûts de celui-ci s’ajoutent ceux des outils OpenAI et des environnements hébergés utilisés. Pour une organisation, une autre condition peut être décisive : l’Agents API ne prend actuellement en charge que la résidence des données aux États-Unis et ne propose pas la conservation nulle des données, appelée ZDR. Héberger soi-même l’environnement d’exécution ne lève pas cette restriction.[1][3]
Dots : confier un projet à un agent, en définissant ses permissions
Les Dots sont le service destiné aux utilisateurs qui veulent déléguer un projet, plutôt que construire une application. Selon OpenAI, ces agents persistants reposent sur GPT-6 Astra, pas sur Sol. Ils disposent de leur propre ordinateur dans le cloud et peuvent utiliser les applications que l’utilisateur connecte. On peut échanger avec eux dans ChatGPT, Slack ou Teams et ouvrir leur ordinateur distant pour inspecter leur travail. Le visuel d’Iggy illustre cette présentation : une conversation accompagne un espace de suivi d’une version iOS.[4]

Les permissions déterminent jusqu’où cette délégation peut aller. L’utilisateur choisit les applications accessibles et peut fixer des règles pour autoriser une action, la bloquer ou demander une approbation. Son ordinateur personnel reste séparé de celui du Dot, sauf s’il choisit de le connecter. OpenAI rapporte ainsi le cas d’un testeur dont l’agent a préparé une facture oubliée, puis l’a envoyée après son accord : préparer et envoyer sont deux actions distinctes, avec une validation entre les deux dans cet exemple.[4]
La lecture seule s’applique uniquement à la recherche proactive menée en arrière-plan, lorsque l’utilisateur ne travaille pas activement avec son Dot. Dans ce mode, les outils des applications déjà connectées ne peuvent ni envoyer de messages, ni modifier leur contenu, ni contrôler le navigateur ou l’ordinateur. Ce n’est donc pas une restriction générale de toutes les tâches des Dots : leurs autres actions dépendent des permissions et des règles applicables.[4]
OpenAI annonce un déploiement dans ChatGPT pour les forfaits Pro et Business Premium, dans les marchés éligibles. L’annonce ne les énumère pas et ne permet pas d’établir une disponibilité en France. Pour Enterprise, y compris Edu et Healthcare, l’accès à la bêta dépend de son activation par l’administrateur. Le premier Dot est inclus sans supplément dans Pro ou Business Premium, mais le travail approfondi reste soumis à une allocation d’usage.[4]
Des capacités annoncées, pas une mesure du travail réellement gagné
La documentation et les exemples d’OpenAI décrivent les fonctions, les tarifs et les conditions d’accès de ces offres. Ils n’apportent pas d’évaluation indépendante des performances de Sol ou de la productivité des Dots. Une facture envoyée après approbation illustre un usage, sans mesurer la fréquence des erreurs ni le temps nécessaire pour superviser l’agent. OpenAI reconnaît d’ailleurs que les Dots peuvent se tromper et demande de vérifier les travaux qui ont des conséquences importantes.[2][4]
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