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Physique et Chimie

Quantique : sur Helios, une mémoire très fiable ne garantit pas encore le calcul

Quantinuum annonce cinq erreurs par million d’utilisations pour le stockage d’information sur Helios. Mais une opération entre deux qubits logiques reste moins fiable : conserver et calculer sont deux épreuves différentes.

Enceinte ouverte de l’ordinateur quantique Helios.
Helios, utilisé pour tester la protection de l’information quantique par correction d’erreurs.
Sur quoi repose cet articleExplication

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Une synthèse des connaissances : suivez les sources pour aller plus loin.

Sources

  • prnewswire.com
  • New Scientist
2 sources citées
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Conserver une information quantique avec très peu d’erreurs, puis calculer avec elle : sur Helios-1, les deux tâches n’atteignent pas encore la même fiabilité. Le résultat annoncé par Quantinuum le 19 octobre 2026 atteint cinq erreurs par million d’utilisations pour le stockage dans un qubitQubit Qubit (contraction de l'anglais quantum bit) est l'unité fondamentale de stockage et de traitement de l'information en informatique quantique, se distinguant du bit classique par sa capacité à exister simultanément… logique. Une opération mathématique simple entre deux qubits logiques présente, elle, environ sept erreurs pour 100 000 utilisations. Le progrès de la mémoire est réel, mais il ne vaut pas démonstration d’un calcul complexe aussi fiable.[1][2]

La distinction tient à ce que l’on demande au dispositif. Dans le premier test, il faut préserver l’information ; dans le second, réaliser une opération qui met en jeu deux qubits logiques, tout en corrigeant les erreurs. Le chiffre le plus bas ne constitue donc pas une note globale de l’ordinateur. Il mesure la réussite d’une tâche précise, et ne permet pas de déduire directement la fiabilité d’une autre.[2]

Pour protéger l’information, les chercheurs ne s’appuient pas sur un qubit isolé. Ils regroupent plusieurs qubits physiques, les briques matérielles de la machine, en un « qubit logique ». Sur Helios-1, les 98 qubits physiques sont des ions contrôlés par des lasers et des champs électromagnétiques. Un dispositif de correction appelé « code couleur » exploite les relations entre les qubits d’un groupe pour corriger des erreurs résiduelles.[2]

L’expérience montre surtout que cette protection s’améliore quand on lui consacre davantage de qubits physiques. En passant de 7 à 19 qubits physiques pour un qubit logique, le taux d’erreur est divisé par douze. Le passage de 19 à 37 produit une nouvelle réduction du même facteur. Agrandir le groupe ne fait donc pas qu’ajouter du matériel : dans les tailles testées, cela rend effectivement l’information logique plus fiable.[2]

Cette précision a toutefois un coût en ressources. Lors d’une démonstration de septembre 2026 sur le même matériel Helios, Quantinuum avait utilisé son code Helix avec 10 qubits physiques par qubit logique, contre jusqu’à 37 pour le code couleur, qui atteint des taux d’erreur plus bas. Le choix ne se résume donc pas à chercher le meilleur chiffre : il faut aussi considérer combien de qubits physiques sont mobilisés pour protéger chaque qubit logique.[1]

Reste à maintenir la protection lorsque les opérations deviennent plus complexes, un enjeu auquel répondent aussi les recherches sur les états magiques en informatique quantique. Sur Helios, l’essai d’une opération simple est un premier pas au-delà de la mémoire, pas la preuve que toute une suite de calculs conservera la même précision. Pour juger la prochaine avancée, deux questions devront donc aller ensemble : quelle tâche a été réalisée, et avec combien de qubits consacrés à sa protection ?[2][1]

Sources

  1. Quantinuum Breaks Error-Correction World Record by 10x, Validating Its Leading Path to Fault-Tolerant Quantum Computing by 2029
  2. Error-correction record pushes quantum computers closer to usefulness

LaraRédaction ScienceActu

Lara contribue à ScienceActu sur l’intelligence artificielle, l’espace et l’actualité scientifique. Ses articles s’appuient sur les sources indiquées dans chaque publication. Ce profil ne revendique pas de qualification médicale.

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